Retrouvez la collection ni fait ni à faire en librairie

Vous pouvez retrouver toute la collection

des livres ni fait ni à faire au chaud à la librairie

Les yeux qui pétillent

à Valenciennes

ça vous évite les frais de port et ça vous fait du sport

se mouvoir d’une jambe à l’autre

comme une espèce de bipède

ou des baguettes chinoises dans un

bò bún

sauce cacahuète trottoir

Publication de Quen’abel-Mikao

Démon de la fougère et des fourrages, entité extra-cosmique et ultra-sismique, totem qui injecte le monde dans le ciel et vice-versa, Quen’abel-Mikao, dieu des forêts perdu dans le désert, yokaï de Piquemole, s’est ouvert à l’esprit d’Anaël Castelein et Quentin Sagot pendant leurs vacances en Lozère où ils affrontaient les crocodiles du Doulou au bras de fer chinois.

Découvrez les poèmes et chansons inspirées de cette rencontre sous un format cassette avec 13 titres qui portent bonheur. En accompagnement, un livret graphique d’invocation de Quen’abel-Mikao, 40 pages contenant des illustrations faussement mésopotamiennes et un poème rituel.

13 euros en comptant les frais de port tout ça.
Pour écouter les chants on les retrouve sur Bandcamp :

Et pour choper go sur notre site 🙂
https://www.editions-nifaitniafaire.fr/quenabel-mikao-anael-de-quentin-sagot-anael-castelein

Morceau choisi de “Lirisme” d’Aurélie Foglia

 

“qu’un lecteur vous trépane
mange sa soupe
dans votre crâne

c’est normal

il ne faut pas s’en faire
un monde

si d’autres armés d’ongles
vous prélèvent et broient
les organes pour en exprimer
le sang à chaud

c’est bon signe

ils aiment”

 

(Aurélie Foglia, “Lirisme”, p.24, in Catastrophe² poésie & matériaux de reconstruction, décembre 2019)

Pointe Sèche

de Johan Grzelczyk

 

ériger les arbres
réfléchir le ciel doucement

 

une pointe sèche ça gratte
ça grogne sur le métal grommelle
creuse ferraille
c’est pas qu’une simple imprégnation faut que ça écharde c’est pas comme avec un feutre
tu le poses sur ta feuille blanche et tu coules dessus tu écoules dessus une impression tu lèches le papier tu baves dessus mais
la pointe sèche
c’est différent
en gravure
ça veine un sillon ça nerve
ça fait des fleuves vides
ça prodigue
du limon

 

apaiser la terre
la rapiécer d’espaces libres
s’y tenir
tenir droit
se maintenir

 

mettre tous les verbes des poèmes
à l’infinitif
un infinitif
ne s’épanche pas
et c’est simple à comprendre c’est lié au fait 100% scientifique (j’ai fait des études) qu’un
infinitif c’est non-émotionnel
exemple
“apaiser la terre” vs “apaisons la terre”
le premier n’implique pas que t’y mettes du tien
pas de louche d’affects
pas de sujet transvasé transplanté
y’a pas de personne y’a pas de temps
y’a pas de moi
(on va dire ça comme ça)
et c’est un peu la pointe sèche
pas un épanchement émotionnel d’aquarelle
plutôt
de l’épluchage
(bien sûr il y a de l’émotion dans la gravure)
(et alors ? on a bien le droit de simplifier pour les besoins du raisonnement ?)
(non mais)

 

tomber la ville
creuser ses vides
l’emplir d’errances

 

alors c’est sec
alors c’est doux
alors c’est coriace
alors c’est en l’air
alors c’est caillouteux
alors c’est sinueux
alors c’est cérébral
alors c’est généreux
alors c’est limpide
il est question de produire du “déchet” autour des infinitifs
(de l’alluvion)
oui parce que le creux fait ses bourrelets
et donc les mots fleurissent comme
des patates on va dire


toucher au but incertain
construire les ruines

infester
gravir
pousser la lutte jusqu’à autrui

recouvrir
le débattre
ne plus quêter sa survie

 

les poèmes se finissent
comme une pierre qui tombe de la poche
ils s’en vont rejoindre un chemin
qu’on vient
de battre en brèche
ce qu’il y a partout chez Johan Grzelczyk
des petites brèches
ouvertes
qui craquent comme des allumettes

 

(Johan Grzelczyk, « Pointe sèche », éditions Pariah, 2020, https://pariahpropagande.bigcartel.com/products)

PS : je mets 10/10 pour la couverture du livre, noire comme du pain brûlé, mais plus nourrissante.

Texte ninja

collage. foutraque. des nœuds dans des nexus dans des nasses. un tas tout.
Le but du jeu c’est l’agglutinement – engloutissement le truc qui se mange lui-même
en s’écrasant.
les baleines ont ça échouées : leur cœur, leur petit cœur choyé éclate sous les trentes tonnes. ça doit être comme un grain de maïs sous pression.
Un bulldozer dans l’eau c’est pas si lourd mais après…

du coup l’objectif c’est de faire une baleine jusqu’à l’implosion de tous les serveurs du monde (qui n’arrivera pas)
(ça vaut le coup d’essayer)
un collage avec de la chair du net
de la chair pas nette du web
et des pièces d’écrivains des beaux morceaux choisis des sortes
de moelle
oui fallait bien une ossature un squelette pour pas se retrouver
avec juste un énorme blob phosphorescent
du monde des connexions
on a jamais autant écrit
partout
vrai
écrire on a jamais autant fait
“société de l’image” ouais c’est vite dit prenez le temps deux minutes de vous farcir les 8700 commentaires sous un TikTok
alors oui y’a une image qui amorce
mais au bout de l’hameçon c’est du texte qui mord
donc ici on va chercher ces textes qui trainent partout ailleurs
comme des animaux bizarres sous la patrie
d’un pseudo wtf
vous vous rendez compte vous tout ce que vous avez déjà écrit inconsciemment sur le minitel 3.0 ?
franchement des tonnes de peaux mortes trainent
entre les touches du clavier
ouais c’est comme des espèces de cendre
d’une nuée de phénix scrollant
que vous libérez chaque jour
du coup Texte.ninja c’est pour amasser
des preuves de tout ça
du tout ou rien
compilation hits de l’été broyeuse à viande machine à surimis concasseur surcouche amas d’amas
on tresse
collage. foutraque. des nœuds dans des nexus dans des nasses. un tas tout.
y’aura jamais assez de temps.

 

https://texte.ninja/

Deum Deum en orbite

soirée où nous lancerons des Deum Deum
comme des confettis
mais qui se laissent pas marcher dessus
comme des freezbee
mais carrés
comme des missiles
mais inoffensifs
comme des javelots
mais cool

en présence de l’auteur Anaël Castelein
quelques surprises
des pin’s
une lecture zarbi

19h à 22h
y’aura des bières de la bouffe de la lumière et
des fenêtres
un plafond
des toilettes.

Où ?

L’idéal, café épicerie
64 rue Jeanne d’Arc, 59000 Lille

Impressions imaginaires de Caroline Bizalion sur données du réel

Voici les dessins que nous a fait parvenir Caroline Bizalion suite à sa lecture de données du réel ! Nous la remercions de bien vouloir partager cet univers imprégné avec nous.

Pour découvrir plus amplement ses dessins, son travail sur la céramique ou ses textes, on vous laisse découvrir son blog 🙂 —>
https://www.carolinebizalion.com/

Soirée de lancement de données du réel sur Lille le mardi 22 novembre

On avait rien à faire ni rien à ne pas faire, du coup on a organisé le lancement de “données du réel” de Johan Grzelczyk (on a pris des photos ni passablement belles ni totalement abominables).

En première partie, une lecture de 25 min de données du réel avec une lampe de bureau posée sur une table de salle à manger elle-même posée sur une estrade de concert située dans une cave de bar.

La seconde partie, un bœuf poétique avec la team de Bizoubiz (https://bizou.biz/) et de Mangr0ve (https://mangr0ve.com/) sur un son pas statique de what’s up on the floor qu’on aime et qu’on adore (https://www.facebook.com/WHATSUPONTHEFLOOR/)

La troisième partie, rangement du matériel de mixage, des exemplaires de données du réel et au dodo.

Les éditions Ni fait ni à faire font du grabuge discret au salon Microscopies de Lille

Pour l’occasion du quatrième salon de la micro-édition à Lille “Microscopies”, organisé par les Pinatas, les éditions Ni fait ni à faire ont déballé le grand jeu en tout petit pour vendre le premier recueil de Johan Grzelczyk (dispo ici ou là) auprès des nombreux fans présents en petit nombre innombrable.