mail à un ami

Yo cher ami !

Yes ! Je te souhaite tout l’or du monde, pour qu’il n’y ait plus d’or dans le monde, et qu’ainsi tu fasses comme le Joker dans Batman The Darknight : tu fais disparaître l’or, après l’avoir préalablement utilisé comme toboggan, tout en offrant la chair des possédants aux crocs de tes chiens (quelle saleté d’anarchiste italien du XIXème ce Joker). Je reviens en plus grande forme d’un tunnel cafardeux – on va pas se mentir j’ai rêvé que j’étais un papillon avec les ailes pleines de pétrole et les antennes couvertes de pisse de coccinelle, et maintenant je ne sais plus si je suis pas plutôt ce même papillon qui rêve d’être un homme aux idées poisseuses mélangées à du verre pilé.

J’ai trop de trucs en ce moment, des choses que j’avais à gérer avec l’imprimeur (ça m’a pris trois semaines), des parutions de mon côté (“c’est pas le pied” pour la revue confiture, “poèmes tristes” chez Vanloo et “la vraie vie le retour” chez Karbone) et des tentatives d’exister dans une pure énergie de lumière. Ma découverte ces derniers temps est fondamentale dans ma compréhension du monde, j’aime par dessus tout les histoires et l’énergie de l’action. L’action, au sens des films des années 80, c’est littéralement avoir l’impression de tout défoncer, de faire exploser des décors en carton, de faire vriller la bagnole et de foutre le méchant dans les tortellinis de ses boyaux post-mortem. Valable pour mon écriture, valable pour les éditions. Les histoires, c’est vivre et publier indissociablement en ayant quelque chose à raconter aux autres et à moi-même, genre, ça ne m’intéresse pas de devenir une édition de poésie en batterie (même si c’est louable), pour chaque auteur que je publie je dois me sentir proche, en terme de bière de communion de blabla interminable (comme ici) de trottoirs arpentés et de tranches de WTF. Quand des gens me demandaient “c’est quoi votre ligne éditoriale”, j’avais du mal à répondre ce que je savais depuis le début : je publie des potes, des gens avec qui j’échange, je ris je fonds je grouille je danse. Les histoires, c’est aussi ce que je veux retrouver dans mes recueils, dans mon écriture, des tas d’histoires riches en rebondissements. Je veux une poésie d’aventure. D’aventureS même. Je veux bien faire dans le Pierre Bellemare zinzin de la poésie.


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